M. Chassanite et ses élèves latinistes de Bretagne.











Le peplum


Antiquité remarquable du mot Peplum 

Claude Aziza  nous apprend quelle est l’origine de ce mot :
«  1551 : naissance dans notre langue du mot Péple, au sens de : manteau de femme. Du latin Peplum (nom neutre) ou Peplus (nom masculin), lui-même issu du grec Peplon (nom neutre attesté seulement au pluriel, Pepla ou Peplos (nom masculin). Le mot désigne, chez les Grecs puis chez les Romains, un vêtement féminin. 1581 (1606 selon certains) : Péple devient Peplum avec ce sens  qu’on trouve attesté dans les dictionnaires de Richelet (1759) et de Trévoux (1771).  (Cinémaction n°89,  Le péplum : l’Antiquité au cinéma, p.7)
Depuis le début des années 1960, des critiques français de cinéma (qui se disputent âprement l’honneur de cette idée) ont désigné ainsi les films historiques à sujet antique.

Quelques Peplums (le mot est désormais français)  relatifs à Rome (dans l’ordre de l’histoire) et disponibles en vidéo

Romulus et Rémus (1961 Sergio Corbucci)
L’enlèvement des Sabines (1961, Richard Pottier)
L’Eneide (1971, série télévisée de Franco Rossi)
Les vierges de Rome (1960, Vittorio Cottafavi)
Coriolan, la terreur des gladiateurs (1963, Giorgio Ferroni)
Le Colosse de Rome (Mucius Scaevola, 1964, Giogio Ferroni)
Brenno contre Rome (1963, Giacomo Gentilomo)
Scipion l’Africain  (Carmine Gallone, 1937)
Salammbô (Sergio Grieco, 1959)
Hannibal (Edgar G. Ulmer, 1959)
Carthage en Flammes (1959, Carmine Gallone)
Spartacus (Riccardo Freda, 1953)
Spartacus (Stanley Kubrick, 1960)
Le fils de Spartacus (Sergio Corbucci, 1964)

(A suivre)

Le Peplum du mois

(Juin 2011) Hercule contre les Vampires (1961) 

Merveilleux film au  (tout) petit budget, dont le génial Mario Bava saura masquer la minceur. L’action est difficile à résumer : de retour de guerre, Hercule trouve sa bien aimée, Diane, inconsciente. D'après l'oracle Médée, pour la ramener à la vie, Hercule doit trouver une pierre sacrée cachée dans le royaume d'Hadès. Il part donc à sa recherche, avec Télémaque et Thésée, et après avoir confié Diane au roi Lico. Mais il ignore que  c'est le roi  qui a empoisonné Diane, car il veut la garder pour lui : le roi Lico est en effet un vampire qui projette de sacrifier la jeune femme.

Sachez aussi que le demi-dieu Hercule (joué par le culturiste Reg Park) lutte contre le roi Lico interprété par  Christopher Lee devenu célèbre quelques années auparavant pour avoir incarné Dracula.



 (Juillet 2011)  Maciste et les 100 gladiateurs (1964) 

En 1964 Mario Caiano signe un Maciste et les 100 Gladiateurs, parfois titré Maciste le gladiateur de Sparte. Dans ce film Maciste, clone d'Hercule pour le cinéma italien des années 50 et 60, est le gladiateur le plus admiré de tout l'Empire romain. Il sauve une chrétienne, lutte contre d'horribles adversaires, devient chrétien lui-même, et l'idole de ses nouveaux coreligionnaires.

          



( Août 2011)  Toto contre Maciste (1961)

Toto (1898-1967) est un immense acteur, un vrai génie du cabaret, du cinéma et de la télévision.
Sa vie est un roman ; voici, par exemple, son vrai nom et ses titres  : Antonio Griffo Flavio Dicas Commeno Porfirogenito Gagliardi de Curtis de Byzance, altesse impériale, comte palatin, chevalier du Saint-Empire Romain, exarque de Ravenne, duc de Macédoine et d'Illyrie, prince de Constantinople, de Sicile, de Thessalie, du Pont, de Moldavie, de Dardanie, du Péloponnèse, comte de Chypre et d'Epire, comte et duc de Drivasto et de Durazzo.
Quant à sa filmographie, il est impossible de la résumer, car Toto a mélangé les chefs-d'oeuvre et les films les plus invraisemblables. Dans Toto contre Maciste, parodie débridée de Fernando Cerchio, l'action se déroule à Thèbes, en Egypte pharaonique.  Toto baptisé Totonkamen, doit sauver le pays en luttant contre l'esclave Maciste, abruti de haine et de violence, car il a été drogué par un infâme traître. Dernière précision : quand Toto tourne ce film, il est aveugle depuis déjà 5 ans. Il ne cessera jamais de tourner, et certains de ses plus grands films datent de la période de sa cécité. 




( Octobre 2011)   Maciste contre les hommes de pierre (1964)

La saga de Maciste est inépuisable : en 1964, Giacomo Gentilomo ajoute un chapitre invraisemblable et science-fictionnesque à tous les délires précédents. En Grèce antique, des extraterrestres débarquent, terrorisent une petite ville pour le plus grand plaisir de la reine locale, qui a une très vilaine mentalité. Mais Maciste veille, et remet de l'ordre dans l'antiquité. On admirera l'imagination des scénaristes quand il s'est agi de représenter les extraterrestres. 





(Décembre 2011)   Hercule à la conquête de l'Atlantide (1961)

Le génial Vittorio Cottafavi réalise en 1961 Hercule à la Conquête de l'Atlantide. Depuis quelques années, l'oeuvre de Cottafavi est régulièrement réévaluée, au point d'avoir reçu l'honneur d'une rétrospective à la Cinémathèque de Paris. 



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